La Ville aujourd'hui

De nombreux espaces verts apportent dans la plupart des quartiers cette note de fraîcheur qui fait la réputation de Cuincy. Des plantations, des massifs de fleurs, des pelouses, sont en effet disposés harmonieusement dans les différentes résidences.

Les massifs de la commune sont constitués essentiellement de bulbes, vivaces et arbustes variés de façon à ce que le végétal soit présent toute l'année.

Dans le cadre de la gestion différenciée, de nombreux secteurs ont été dotés de prairies fleuries dans une démarche de biodiversité.

Les prairies fleuries conditionnent en effet l’équilibre des écosystèmes, entretiennent la présence des abeilles et le maintien d’une apiculture dynamique et offrent à chacun des paysages incomparables.

Petit tour historique

Les origines du nom de Cuincy restent incertaines. Plusieurs récits historiques nous révèlent qu’autrefois le village se nommait Quincy, ou Cuinchy voire Quinci …

Ce dont on est certain, c’est l’existence de Cuincy dès le XIème siècle. En 1066, lorsque le Duc de Normandie alla défier les anglais chez eux, le sire de Cuincy, qui accompagnait Wautir, châtelain de Douai, faisait partie de l’expédition.

A cette époque, deux seigneurs se partageaient Cuincy créant ainsi deux villages séparés d’une centaine de mètres (Cuincy-Bauduin et Cuincy-Prévost). Les deux Cuincy furent réunis sous la férule de Jacques Blondel, seigneur de Cuincy Bauduin, qui acheta, le 3 août 1545 la seigneurerie de Cuincy Prévost. L’armoirie de Cuincy (de sable à la bande d’or) est d’ailleurs le blason des Blondel.

Le nom de Cuincy et des Blondel fut plus tard placé au centre de l’actualité, par Ignace de Blondel, qui s’attira, par sa valeur guerrière, l’admiration, mais aussi la jalousie de nombre de gentilhommes. Un moment au service des espagnols, il mit ensuite sa bannière au service de Louis XIV, qui apprécia ce valeureux combattant. A sa mort, sa fille Marie Thérèse hérita de la seigneurerie. Ce qui ne lui porta pas chance, puisqu’elle mourut à l'âge de 25 ans. Les terres revinrent alors à sa cousine, Françoise Angélique de Blondel, qui dut les mettre en vente pour payer ses dettes. La seigneurerie de Cuincy fut adjugée à Antoine François d’Aoust, descendant d’une famille établie à Douai depuis 1482.

Elle resta la propriété de cette famille, d’héritage en héritage (ces diverses périodes de la vie cuincynoise sont narrées dans le livre écrit par André Coustenoble « Mille ans d’histoire à Cuincy »).

De la Révolution à nos jours

Le Marquis d’Aoust

Quelques personnages ont marqué l’histoire de Cuincy, notamment, Eustache Jean Marie d’Aoust, qui hérita des terres en 1757.

Après une courte carrière militaire et une vie agitée, il se maria, eut quatre fils, quitta sa famille pour se retirer sur ses terres. On le retrouva lors de la révolution, dont il embrassa la cause.

Député de l’ordre de la noblesse le 13 avril 1789, il fut élu à la majorité, président de cet ordre le 21 avril. Il prit une part prépondérante dans la rédaction du cahier des doléances de la noblesse.

En 1790, il se rallia au tiers état, renonça à ses privilèges. Il fut élu à la convention, en 1792. Lors du procès du roi, en janvier 1793, il vota la mort du monarque. Tout cela n’empêcha pas Robespierre de l’exclure de la société des Jacobins ... La fin de la convention, en 1795, mit un terme à la carrière politique du marquis d’Aoust. Rentré à Cuincy, il y prit les fonctions de maire. A sa mort en 1805, son deuxième fils, Adolphe hérita des terres … et du fauteuil de maire en 1812. Il resta premier magistrat de la commune jusqu’en 1830. Lors de la révolution de 1848, le marquis se rallia à la république. Il mourut en 1849, léguant ses terres à son neveu Jules. Celui-ci fut maire de Cuincy de 1855 à 1885, conseiller général du canton d’Arleux de 1861 à 1870. Il mourut en 1886. Il s’agissait du dernier Aoust de Cuincy, mais surtout celui qui laissa un des meilleurs souvenirs : ce musicien et compositeur de talent était affable et généreux. C’est d’ailleurs à lui que Cuincy doit une de ses écoles publiques.

L'occupation allemande

La cité connut deux fois l’occupation au XXème siècle, puisqu’en 1914, les armées allemandes entraient dans le village, pour le quitter en 1918.
Lors du second conflit mondial, quelques cuincynois furent remarqués pour leur courage et leur patriotisme, au sein de la résistance : Jean Salomez, Charles Béhague, Louis Delfosse, François Anicot, Florent Saudmont, pour ne citer qu’eux.